lundi 17 décembre 2012

Un policier blessé par... un nourisson !


Quand vous êtes blessé lors d'une intervention de police, vous êtes considéré comme ayant fait l'objet d'une blessure en service. Ca ne change rien à votre état de santé mais ça compte pour les états de service... Quand on est en congé parental et qu'on se blesse en s'occupant du petit, ça compte aussi ? 

Hier, en voulant sortir P'tit Homme de son bain je me suis coincé le dos ! J'ai juste eu le temps de le poser sur la table à langer avant de me retrouver plié à genoux par terre. Heureusement que ma femme était là pour prendre le relais... Je me suis traîné jusqu'au lit sous l'oeil hilare de la plus grande qui croyait que je jouais !

Je suis resté immobile un bon moment avant de me décider à appeler le médecin de garde... qui ne se déplace pas, évidemment, c'est dimanche ! Il a fallut négocier une visite en fin d'après-midi après avoir avalé quelques cachets pour masquer la douleur. Finalement c'est un lumbago qui va se finir avec quelques jours de repos.

C'est certainement la première fois qu'un flic est blessé par un nourrisson de 4 mois ! ! !


lundi 10 décembre 2012

La lettre au Père Noël

Depuis des semaines que nous recevons tous les jours des catalogues de grandes surfaces, de magasins de jouets, etc, dans la boite aux lettres, le temps était venu de faire un choix parmi tous les jouets qui nous sont proposés...

C'est pour çà que ce week-end, munie d'une paire de ciseaux, d'un bâton de colle et de quelques feuilles blanches, notre grande fille de 4 ans s'est décidée à faire sa lettre au Père Noël. Mais à cet âge là, pas facile de faire un choix...
 Après deux heures de découpage, elle est arrivée avec trois feuilles recto/verso remplies de jouets découpés dans tous les sens et parfois même superposés !
A noter qu'elle n'a pas oublié de choisir pour son frère qui est trop petit pour faire sa liste...
Elle a même pensé à Papa et Maman qui ont été sages ! 

Une fois éliminé d'office la console de jeux vidéos portable, on a dû discuter du bien fondé de certains jouets pour établir une liste de quelques cadeaux désirés afin de simplifier la tâche du Père Noël qui est déjà très occupé...
La lettre a été envoyée et nous attendons la réponse avec impatience !

Heureusement, les assistants du Père Noël n'ont pas attendus pour faire leurs emplètes et ils ne se sont pas beaucoup trompés apparemment... restes quelque ajustements de dernière minute à faire, mais il est encore temps.

dimanche 9 décembre 2012

Les fuites...

J'ai déjà dit que ma femme était dans la police et nos emplois décalés occasionnent parfois des parallèles amusants...

En ce qui me concerne, dans mon rôle de papa-poule(t), je maudis régulièrement les couches-culottes car il arrive parfois que P'tit homme ait des fuites... il faut alors tout changer : body, pyjama, couverture, draps, etc... Je me dis toujours que je ferai plus attention la prochaine fois en les mettant mais le problème revient régulièrement... C'est peut-être pas moi qui ait un problème, c'est peut-être les couches qu'il faut changer !

Mais ce qui est amusant c'est que c'est la même chose dans la police :

Dernièrement, ma femme devait travailler de nuit pour participer à une opération d'interpellations dans une discothèque qui serait le lieu d'un vaste trafic de stup' (comme dans toutes les discothèques ?! NOOONNN...) Enfin bref, tout le service est sur les dents, mais il y a beaucoup de monde prévu sur le dispositif qui se prépare dans la plus grande discrétion depuis plusieurs semaines... 

Le soir est venu, un dernier briefing, les voitures partent en convoi mais quand ils arrivent sur place, le parking qui est toujours plein à craquer, est désert ! Au lieu de la dizaine de videurs qui travaille habituellement, ils ne sont que deux et arborent de larges sourires... L'opération est annulée !

Il n'y a pas que moi qui peste contre les fuites...


 

mardi 4 décembre 2012

Papa poule(t) : le retour !

Mais il est où le papa poule(t) ?
Il est passé à la casserole ou quoi ?? 
Il a survécu à 20 ans de police mais il a succombé à  trois mois de baby-sitting ???
Je vous rassure : je suis toujours en vie !
Juste quelques travaux d'écriture urgents à finir et un polar à terminer (mon premier roman policier enfin bouclé...) qui m'ont pris beaucoup de temps.

Mais j'ai préparé quelques billets et je reviens vite vous raconter :

- Les misères du papa poule(t) avec son fiston et de sa maman au travail... (" Les fuites")
- Les préparatifs de Noël ("La liste au Père Noël", "Le sapin  qui va bien")
etc, etc...

A très vite...

jeudi 22 novembre 2012

L'expédition !

Pour les vacances de la Toussaint nous étions invités à une réunion de famille en Bretagne, sur l'île de Groix, soit à 900 km de la maison... La perspective de passer quelques jours en famille dans un gîte sur une île nous réjouissait mais ce qui devait être un voyage de rêve s'est vite transformé en expédition !

Partir avec un bébé de trois mois demande des valises XXL et une voiture extensible : entre la poussette, le lit parapluie, les couches, les biberons, le nécessaire à toilette, le rechange, etc, etc... et les vêtements des filles.... la voiture débordait !

Nous devions rejoindre la famille à Lorient le mercredi pour embarquer sur le bateau à 15h00. Nous avons décidé de partir la veille et de faire étape dans un hôtel pour éviter de devoir partir à 02h00 du matin...
Nous sommes donc parti en début de matinée le mardi... et heureusement ! Parce que si Bizon futé recommande de s'arrêter toutes les deux heures, nous on a dû s'arrêter toutes les demi-heures environ ! Entre la pause du conducteur (bien méritée !), les pauses biberon, les pauses pipi de la grande... le voyage fut long... très long !

Heureusement l'hôtel fût vite trouvé, la chambre vite remplie à ras-bord : valises (et encore, le strict minimum), lit parapluie, poussette, etc.  Le dîner fût vite avalé dans une cafétéria à proximité et je me régalais d'une bonne nuit de sommeil réparateur par dessus tout ça ! Sauf que dormir à quatre dans une petite chambre d'hôtel est mission quasi impossible ! Entre le bruit de ceux qui rentrent tard et de ceux qui partent tôt, les pleurs de bébé qui se demande ce qu'il fait là, qui a perdu sa tétine,  et ceux de la grande qui est toute excité de dormir à l'hôtel et qui ne trouve pas le sommeil... la nuit fût courte... très courte !

Nous aurions pu repartir tôt le lendemain matin pour visiter la région mais le temps de faire la toilette à quatre (dont un bébé) dans un espace aussi réduit qu'un mouchoir de poche, puis de recharger la voiture dont le coffre avait été mis en bazard par quelqu'un de mal intentionné la veille au soir (oui, bon, d'accord, c'est moi !), nous sommes parti en milieu de matinée. Mais nous avons quant même eu le temps de visiter La Baule, de nous promener sur la plage avant de repartir pour Lorient où nous sommes arrivés à l'heure pour l'embarquement.

Tout le monde était là ou presque : plus d'une vingtaine de personnes dont une dizaine d'enfants et trois bébés (1 mois, 3 mois et 6 mois) ! Cette semaine de vacances fût souvent amusante et enrichissante, parfois folklorique mais jamais reposante ! 
Nous avons passé de biens belles vacances dans un endroit plein de charmes avec des moments inoubliables en famille... expérience à renouveler mais la prochaine fois, on le fait à côté de la maison !

vendredi 9 novembre 2012

Humour de flics...


Alors que je suis à la maison en train de laver le sol, je reçois un message de ma femme (une flic aussi) qui n'arrive pas à avoir le Procureur de la République au téléphone pour lui rendre compte d'une enquête. 
Elle m'écrit : 

Ras le bol : j'arrive pas à avoir le parquet...

A quoi je répond :

Tu as essayé avec du Saint Marc ? Sinon de la Javel diluée... OUPS ! Je crois qu'on ne parle pas du même parquet ! ! !

Forcément, on a plus tout à fait les mêmes préoccupations...




lundi 22 octobre 2012

Ma dose d'adrénaline

En quittant les services actifs de la police, j'avais un peu peur de m'ennuyer, de manquer d'action, de ne pas avoir "ma dose d'adrénaline"... Il y a quelques années, quand je suis entré à l'école d'Officier après 10 ans sur le terrain, j'ai fini par faire du parachutisme : maîtriser les risques, gérer le stress, flirter avec mes limites : tout ça me manquait trop ! Il y a quelques années, quand je me suis retrouvé enfermé dans un bureau la moitié du temps, je me suis remis à la course à pied : j'ai enchaîné les kilomètres, les semi-marathons puis les marathons ! Je ne courais pas après le chrono, j'avais juste envie de toucher mes limites, le besoin de me dépenser, de me dépasser. Alors j'avoue qu'à la perspective de passer un an à la maison, je me suis demandé comment j'allais gérer...

Mais après quelques semaines, je ne me pose plus la question. Oublié les progressions dans les entrepôts dévalisés, l'arme à la main,  oublié les interpellations de braqueurs en flag', les poursuites sur l'autoroute à 200 km/h...


Un large sourire du P'tit homme en pleine nuit après avoir bu son biberon, quelques "Arheu" béats ou encore un câlin demandé par ma fille qui se blottit dans mes bras en disant "Je suis contente que tu sois là" ou mieux : "Je t'aime papa" : mon coeur s'emballe et j'ai ma dose d'adrénaline pour la journée ! Alors fini les sauts en parachute, fini les courses au bout de soi-même, la prise de risques pour le simple plaisir de se frotter à ses limites. Si un jour je reprends des risques, ce ne sera pas pour "l'amour du risque" mais par amour pour eux...





lundi 15 octobre 2012

Des vêtements de taille...


Avez-vous déjà tenté d'habiller un bébé avec des vêtements de son âge ? C'est un véritable casse-tête !  
Et pourtant, je pensais avoir tout vu en matière de tailles farfelues car il faut dire que dans la police nous avons des mesures qui n'existent nul-part ailleurs ! Je me rappellerai toujours quand je suis arrivé chez le tailleur pour essayer l'uniforme : il m'a jugé d'un rapide coup d'oeil et m'a dit : 
" Vous mettrez du 80 en pantalon et du 104 en blouson... ou du 108 ! "
J'ai pas osé lui demander s'il avait trop bu alors je me suis dit qu'il devait être myope parce qu'en pantalon je faisais plutôt du 40... Finalement il avait raison ! Je n'ai jamais compris comment ils choisissaient les tailles dans la police parce que tout est comme ça... y a un qui a dû s'amuser à inventer un système métrique spécifique pour les flics !

Pour les bébés, ça doit être pareil. P'tit homme a deux mois mais il met du six mois. Et c'est déjà presque trop petit ! C'est bien simple : les vêtements de naissance qu'il avait, il ne les a jamais mis. Si ça continue, à un an il mettra du trois ans et à trois ans il mettra du douze ans...
Je me suis même demandé si sa mère ne mettait pas des protéines dans son biberon !

Intrigué par son développement exponentiel, je suis allé voir sa courbe de croissance dans son carnet de santé : elle est tout à fait normale (même s'il est dans la moyenne haute).

Mais alors que font les fabricants de vêtements pour enfants ? Ils se basent sur les mesures du Moyen-Age ou quoi ? Ils ne procèdent jamais à des relevées de mesures sur les enfants ? Ils devraient faire ça tous les 5 ou 10 ans, en relation avec les pédiatres par exemple.
Sachant que les enfants sont de plus en plus grands, à ce rythme là, dans deux ou trois générations à 1 mois il faudra acheter du 1 an, à 3 mois du 3 ans et à 1 an du 10 ans ! ! !

lundi 8 octobre 2012

La visite chez le pédiatre

C'est le même rituel tous les mois : la visite chez le pédiatre pour faire le bilan du p'tit homme !
Quand on entre dans la salle d'attente, on se retrouve plongé dans un musée des jouets pour enfants : il y en a de tous les âges (surtout de très anciens, preuve qu'à l'époque les jouets étaient très solides...) Il y a aussi des livres mais ne vous aventurez pas à commencer une histoire car il manque une page sur deux ! Et, là où la grande n'écoute que rarement les histoires que vous lui lisez à la maison, cette fois elle a décidé d'être attentive et elle n'hésite pas à vous faire remarquer que votre histoire n'a ni queue ni tête...
Mais voilà le docteur qui arrive : un homme de petite taille, rondouillard, d'origine indienne, à l'air débonnaire, arborant un large sourire en toutes circonstances et qui demande :
C'est à qui le tour ?
Ce qui prouve que notre pédiatre a de l'humour... Car il est très prévoyant et, là où il s'agirait d'une qualité pour tout un chacun, c'est un problème pour nous car il convoque deux ou trois petits patients à la même heure (des fois que l'un d'entre-eux ne vienne pas sans prévenir...)
Faut dire qu'on est tellement bien dans cette salle d'attente qu'on y passerait des heures...

 Une espèce en voie de disparition


De toutes façons, on a pas le choix : le pédiatre est une espèce qui se fait rare : il faut bien les chercher et surtout ne pas être pressé quand on prend rendez-vous... 

Enfin c'est notre tour. Nous entrons et déshabillons p'tit homme qui se retrouve tout nu à gesticuler dans tous les sens en lançant des regards inquiets autour de lui... On le rassure comme on peut, surtout qu'on est pas très rassuré nous-même !

Pourtant, le pédiatre a fait des études spécifiques après son doctorat en médecine générale afin d'obtenir une qualification qui lui donne le droit de manipuler votre tout petit comme si c'était un pantin désarticulé ! Quand je le vois faire, j'ai envie de lui passer les menottes pour actes de torture et de barbarie ! Ce qui le sauve c'est que p'tit homme ne dit rien, se laisse tordre dans tous les sens et que le pédiatre fait tout ça avec toujours un large sourire, ponctuant ses manipulations de "Voilàvoilà, c'est très bien, voilàvoilà, c'est très bien tout ça..."
Il faut dire que notre pédiatre est très optimiste. Quand il vous demande si vous avez des questions au sujet de la santé de votre bébé et que vous lui soumettez deux ou trois problèmes d'une importance cruciale à vos yeux, il répond invariablement : "C'est pas grave, ça va passer, c'est pas grave, ça va aller...il est tout petit vous savez, ça va venir..."

Enfin il vous demande de payer par chèque uniquement (à l'heure où plus aucun commerce n'accepte ce moyen de paiement, c'est assez amusant...) puis il vous donne rendez-vous le mois prochain sans vous demander si la date et l'heure vous conviennent ! Vous repartez avec une ordonnance pour des vitamines (comme si p'tit homme en avait besoin !) et allégé de quelques dizaines d'euros...
 

lundi 1 octobre 2012

L'interrogatoire

Après 20 ans de police passées dans différents services (brigade de nuit, brigade anti-criminalité, services d'investigation, service de commandement...) on pense maîtriser toutes les techniques d'interrogatoire. De la victime choquée à qui il faut poser les questions justes avec tact et diplomatie jusqu'à "l'indic" à qui il faut tirer les vers du nez sans se faire embrouiller, en passant par le criminel qui aimerait bien "s'allonger" mais à peur des conséquences de ses "confidences", on fini par connaître toutes les ficelles de la rhétorique policière. Là où je me trouve désemparé, c'est quand il s'agit de faire dire à ma fille ce qu'elle a fait durant sa journée à l'école :
- Tu as passé une bonne journée ?
 - OUI...
Si j'insiste un peu :
 - Qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ?
 Ses réponses sont toujours évasives du style :
- Plein de choses...
- Tu as fait du dessin, de la peinture, tu as lu des histoires ?
- Oui, un peu... ! 
En plus je ne peux même pas faire le coup du méchant et du gentil pour la faire avouer comme dans les films vu que je suis tout seul et que j'ai jamais su faire le méchant !
J'ai beau tenter tous les subterfuges qui me passent par la tête, rien n'y fait :
- J'ai vu ta copine Agathe, elle a dit que vous aviez fait de la gymnastique...
- OUI, UN PEU... ! !
Mais je ne lâche rien :
- J'ai vu sur le menu que vous aviez mangé du poulet et des frites ce midi, c'était bon ?
- Oui, UN PEU ! ! !
Finalement la semaine dernière, je suis tombé sur une émission matinale qui parlait des enfants et de l'école.  Quand une mère de famille s'est inquiété du manque de communication de ses enfants sur leur journée passée, le psy lui a répondu que c'était leur jardin secret et que la "méthode interrogatoire" à la sortie était vouée à l'échec.Ce n'est pas forcément qu'ils ont quelque chose à cacher mais qu'ils font comme les adultes : ils séparent la vie au "travail" et la vie à la maison. Cela tient aussi au fait que les enfants reproduisent ce que font ou disent leurs parents sur leur vie professionnelle et c'est vrai que raconter son boulot de flic à une gosse de 4 ans, c'est pas toujours évident... C'est pour ça que j'en ai jamais vraiment parlé ou alors je répondais à ses questions de manière évasive... COMME ELLE !

Je me suis dit que désormais je lui dirais en quoi consiste mon travail, avec des mots simples et choisis. Et puis je me suis senti soulagé : ça veut dire que j'ai peut-être pas perdu la main en matière d'interrogatoire...