samedi 16 novembre 2013

Souvenirs souvenirs...

- Papa, pourquoi on ne va pas à l'école demain ?
- Parce que le 11 novembre est un jour férié. Personne ne travaille et les enfants ne vont pas à l'école.
- Pourquoi c'est un jour férié ?
- Parce qu'il y a longtemps, c'était la guerre et beaucoup de soldats sont morts pour protéger notre pays. On ne va donc pas travailler pour leur rendre hommage et se souvenir de ce qu'ils ont fait.
Après un instant de réflexion, un peu inquiète, ma fille me demande :
- Et si on ne se souvient plus de ce qu'ils ont fait, on doit quand-même aller à l'école ?

Evidemment non et heureusement ! Parce que bien trop peu de monde se souvient réellement de ce que les Poilus ont fait pour nous il y a cent ans... 

C'est vrai, on ne peut pas toujours vivre tourné vers le passé. Il faut savoir regarder vers l'avenir si on veut avancer sans risquer de trébucher. Cependant, et parce que l'histoire est un éternel recommencement, il est bon de se souvenir de ce qui s'est passé, de ce que ces hommes qui étaient aussi des fiancés, des maris et parfois des pères, ont abandonnés leur foyer pour aller se battre dans les tranchées et se sont sacrifiés par milliers pour la sauvegarde de notre territoire. Pour cela, il ne faut pas hésiter à parler de la guerre avec les enfants, en fonction de leur âge, bien entendu. Puisqu'il n'y a plus de héros vivant de la grande guerre, (de celle qui devait être la « der des der ») et que ceux de la deuxième guerre mondiale se font de plus en plus rares, c'est à nous que revient cette lourde tâche, aidés en cela par nos parents qui en ont souvent entendus parler...  Si cela peut nous permettre d'éviter de répéter les mêmes erreurs, de commettre les mêmes fautes, alors le souvenir n'aura pas été vain.

Mais le 11 novembre était aussi la Saint Martin, le Saint patron des policiers selon la communauté chrétienne des policiers de France. En 334, ce légionnaire Romain fait une ronde dans la ville d'Amiens où il est en garnison, quand il trouve un pauvre en guenille qui grelotte sur le bord d'un chemin. Il se saisit de son épée et déchire sa cape en deux afin de lui en offrir la moitié pour qu'il se couvre. Pourquoi ne pas lui avoir offert toute sa tunique, me direz-vous ? Parce qu'en tant que militaire, il était propriétaire de la moitié de son uniforme et pouvait en disposer comme bon lui semble. S'il avait donné sa cape complète, il encourait des poursuites devant le tribunal militaire. Quelques années plus tard, il se faisait remarquer en privilégiant le dialogue à plusieurs reprises contre des agresseurs, parvenant à les ralier à sa cause : la police de proximité avant l'heure ! Un jour encore, il pénétrait dans une habitation en flamme pour sauver des habitants en danger : la police secours avant l'heure ! 


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