lundi 29 avril 2013

Pour un dépistage précoce des nourrissons potentiellement délinquants

Cette nuit encore, le sang à coulé, un policier a été blessé...

C'est un Papa Poule(t) blessé, meurtri qui vous écrit !

Hier soir, alors que nous passions la soirée en famille chez des amis, P'tit homme qui avait déjà manifesté son agressivité en tirant les cheveux de sa propre mère alors qu'elle s'avançait pour lui faire un baiser sur la joue, qui avait déjà sévit (lire le billet sur un policier blessé), a récidivé :

Nous venions de terminer l'apéro, je me trouvais assis à table avant le repas et il était sur mes genoux. Je me doutais qu'il commençait à avoir faim mais je ne savais pas que c'était à ce point...


Tout à coup, P'tit homme s'est énervé, a attrapé le lobe de mon oreille droite et d'un geste vif et précis, ma arraché un bout de peau d'environ un millimètre de long (au moins....) grâce à ses ongles acérés ! (Penser à couper ses ongles plus régulièrement...)


Je retenais un cris d'effroi pour ne pas alerter mes hôtes mais, ayant aperçu une petite goutte de sang sur sa tête, j'ai d'abord cru qu'il s'était fait mal et je commençais à culpabiliser. Puis ma femme m'a informée d'une plaie ouverte à mon oreille d'où une goutte de sang perlait...

Je n'en croyais pas mon oreille valide ! ! ! 
P'tit homme, celui que je nourris depuis le premier jour, dont je change la couche au moins dix fois par jour pour pas que ses fesses soient irritées, celui que je console quand il se réveille grognons, que je cajole quand il doit aller chez le pédiatre, que je dorlote autant que possible, celui à qui j'ai décidé de consacrer une année entière de ma vie au risque de mettre ma (brillante mais déjà trop longue) carrière en péril, ma chair, mon sang P'tit homme donc, venait de m'infliger une terrible blessure : mon amour-propre était meurtri ! 

En état de récidive légale...


Je devais me rendre à l'évidence : aussi bien en tant que père, qu'en tant que flic, j'avais échoué à prévenir cette violence qui ne demandait qu'à être libérée à la moindre contrariété....
Sa mère et moi étions consternés : ayant déjà exercé des violences à mon encontre, il se trouvait donc en état de récidive légale. Conformément au Code Pénale, il devait se voir infliger une peine planché sans aucune circonstance atténuante. Après concertation, nous avons décidé qu'il serait privé de compote pomme-pêche-abricot (sa préférée) pendant deux goûters et qu'il devrait rester dans son parc pendant au moins 15 minutes sans aucun jouet afin qu'il réfléchisse sur son comportement déviant ! Je sais, c'est dur mais c'est à la hauteur de la douleur physique et psychologique subit... Et je précise pour les juristes pointilleux qu'il ne s'agit pas de lui appliquer une double peine, (cela est formellement interdit par la Cour Européenne des Droits de l'Homme) mais il s'agit de favoriser une réflexion intérieure afin de tenter de lui faire prendre conscience de la gravité de ses actes... 


D'ailleurs, ce ne fut pas la seule décision radicale qui fut prise : afin de protéger les futurs papa et pour éviter que cela ne se reproduise car le traumatisme peut être grand, j'ai décidé de militer activement pour le dépistage précoce des délinquants potentiels dès l'âge de 3 mois. Rappelez-vous, en 2010, suite à une étude de l'INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), le gouvernement avait envisagé de soumettre les enfants à des tests dès l'âge de 2 ou 3 ans afin de dépister les futurs délinquants (lire l'article). Quelques années auparavant, une étude préconisait même « le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l'école maternelle ». Mais je pense qu'à 2 ans, c'est déjà trop tard ! La preuve, P'tit homme a 9 mois aujourd'hui et il est déjà dans une logique de récidive des violences exercées contre son père ou sa mère (il tire les cheveux à la moindre occasion, obligeant sa mère et sa soeur à user de stratagèmes pour réussir à lui faire des bisous sans risquer d'y laisser une mèche de cheveux …)

Une pétition pour mobiliser les forces vives de la Nation


Le cas est désespéré en ce qui concerne P'tit homme, j'en suis conscient mais je pense qu'on peut encore préserver des oreilles et des touffes de cheveux des agissements de ce genre de délinquants en couches culottes. J'invite donc tous les lecteurs qui soutiennent mon action à bien vouloir signer la pétition qui est ouverte ci-dessous en écrivant un petit mot. Dès que la pétition aura rassemblé un million de signatures, le gouvernement sera sommé de voter une loi de lutte contre les nourrissons potentiellement délinquants !

Mesdames, Messieurs, l'heure est grave, MOBILISEZ-VOUS, N'ATTENDEZ PAS QU'IL SOIT TROP TARD : AFIN DE LUTTER CONTRE LES NOURRISSONS POTENTIELLEMENT DELINQUANTS, SIGNEZ LA PETITION !


 P.S : Pour la ligue de protection de l'enfance : tout ceci est une blague (sauf mon oreille éventrée !) Texte à prendre au troisième degré ;-)

lundi 22 avril 2013

La kiné respiratoire pour les nuls...

P'tit homme ayant un rhume (un "normal" celui-là...) qui ne passait pas depuis quelque temps, notre médecin traitant décida de lui prescrire quelques séances de kiné respiratoire...
J'avoue que je n'étais pas très chaud à l'idée d'y aller car pour avoir entendu des collègues et amis en parler, je m'attendais à des cris, des pleures, et des gestes que la ligue des droits de l'homme n'hésiterait pas à qualifier « d'actes de torture et de barbarie » s'ils étaient commis par des policiers à l'encontre d'un gardé à vue !
Mais puisque c'était pour le bien de p'tit homme, j'ai pris rendez-vous et j'y suis allé, la mort dans l'âme...

Le kiné qui m'accueille est un jeune homme à l'air sympathique et à l'allure décontractée. Il nous reçoit dans son cabinet, nous met à l'aise et p'tit homme (qui ne se doute pas de ce qui l'attend), lui fait de grands sourires ! le gars commence par l’ausculter consciencieusement et perçoit effectivement un petit râle, me dit qu'il devrait pouvoir arranger ça rapidement et me demande si je sais en quoi consiste la séance. Devant mon ignorance, il commence à prendre des précautions oratoires pour me dire qu'il va le presser comme un citron, qu'il risque de hurler mais que ça lui fera du bien car ça l'aidera à cracher les sécrétions et que, s'il crie, ce n'est pas parce que ça lui fait mal mais parce qu'il le force à respirer à plein poumons en lui appuyant sur la cage thoracique, que c'est impressionnant mais indolore à leur âge... Ok, je me prépare donc à le consoler quand le kiné commence à le manipuler. P'tit homme ouvre de grands yeux, ais se laisse faire... Dès les premiers instants, le kiné constate qu'il est « costaud » et qu'il va devoir « y aller franchement » pour le faire travailler... ce que j'interprète comme « je penser le presser dans tous les sens mais en plus, je vais le tordre pour que ce soit plus efficace » ! ! !

Effectivement, il passe à la vitesse supérieure et je vois la poitrine de p'tit homme se réduire à une peau de chagrin dans les mains de ce type... p'tit homme écarquille de grand yeux, souffle comme un bœuf... mais ne pleure pas... le kiné est stupéfait. Pourtant il ne le ménage pas ! Il finit même par lui imprimer quelques vibrations en appuyant et cela le fait rire !

Il est génial ce gosse ! (c'est normal, comme son père). Vous me le prêterez de temps en temps pour montrer aux parents qui m'insultent parce que leur gamins hurlent et qu'ils pensent que je leur fait mal ?
Je veux bien vous le louez mais ça va vous couter cher : c'est une vedette sur un blog très connu... ;-)

La séance se termine dans la bonne humeur, à mon grand soulagement. P'tit homme respire mieux et trois ou quatre séances devraient suffire au lieu des huit prescrites.
Alors à tous les parents qui doivent emmener leur petit faire de la kiné respiratoire : no stress ! Ca ne fait pas mal (si c'est bien fait). C'est impressionnant mais les petits sont élastiques et s'ils pleurent, c'est plus parce qu'ils sont impressionnés de se retrouver entre les mains d'un inconnu que parce que ça leur fait mal. D'ailleurs, P'tit homme à eu droit à deux autres séances et quand il arrivait, il riait avant même d'avoir commencé !


mardi 16 avril 2013

Un rhume pas banal...

Je connaissais le rhume des foins, le rhume de cerveau mais je n'avais jamais entendu parler du rhume de hanche qui touche plus particulièrement les enfants...

Quand ma fille s'est plainte d'avoir mal en haut de la jambe en se couchant dimanche soir, je lui ai mis un peu de pommade en lui faisant la morale : elle recevait ses copines à la maison samedi pour fêter son anniversaire et ce fût l'occasion de faire « les 400 coups » : Elles ont beaucoup couru dans le jardin après des bulles de savon, se sont roulées dans l'herbe en jouant au ballon, sont tombées, se sont relevées, se sont « bagarrées », etc.

C'est vrai que ma fille est une casse-cou ! Dimanche soir encore, je la disputais parce qu'elle profitait d'un moment d'absence pour escalader le canapé « par la face nord », pour sauter sur son lit dans tous les sens, etc... J'étais à moitié surpris car ce n'est pas la première fois qu'elle ne dit rien quand elle se fait mal : quand elle a fait une bêtise, elle préfère ne rien dire mais vient nous voir ensuite quand elle commence à avoir vraiment mal, pour faire un câlin et avoir des soins...
C'est donc avec un peu de pommade et une petite leçon de morale qu'elle s'est couchée dimanche soir et je pensais ne plus en entendre parler. Mais en se réveillant lundi matin, elle ne pouvait même pas poser le pied par-terre et pouvait à peine le bouger. Elle hurlait à chaque mouvement et pourtant, aucune trace de coup, aucun bleu... J'étais un peu perplexe et je craignais qu'elle ne se soit faite une luxation ou pire, une fracture, même si cela me paraissait difficilement concevable de surmonter une telle douleur aussi longtemps... Je me résignais à prendre un rendez-vous chez notre médecin de famille afin de faire une premier état des lieux, tout en me préparant mentalement à passer la journée avec les deux monstres à la maison... et éventuellement la journée à l'hôpital !

Un rhume de hanche ?


Après un rapide examen, le médecin m'envoie passer une radio et me voilà reparti avec les deux enfants dans les bras, car elle ne peut toujours pas poser le pied sans hurler. Le radiologue ne constate rien d'anormal au niveau osseux et penche donc pour un rhume de hanche. Ce qui sera confirmé par le médecin généraliste qui lui donne des anti-inflammatoire et un anti-douleur... et lui prescrit du repos le reste de la semaine ! Je suis un peu soulagé.

Après renseignements pris sur le net, il s'agit en fait d'une maladie bénigne qui atteint les enfants et plus particulièrement les garçons entre 3 et 10 ans. Avec son comportement de garçon manqué,elle a attendu de fêter son cinquième anniversaire pour déclarer ce mal qui va la clouer au lit pendant deux ou trois jours... et me réduire à un valet de chambre tout juste bon à apporter « desfeutresetdupapiersilteplait », « mapateàmodelersilteplait », « mesbarbiesprin-cessessilteplait », etc, etc. Mais je dois avouer que, malgré les douleurs, elle garde sa bonne humeur... Peut-être parce qu'elle a compris qu'elle allait avoir droit à trois semaines de vacances puisqu'il ne lui restait qu'une semaine d'école !

 

mardi 9 avril 2013

Flic et nounou... même combat !

A l'occasion de la recherche d'une nourrice pour le P'tit Homme, je me suis penché sur les blogs de nounous et j'en ai trouvé de supers. En même temps, j'ai découvert un certain parallèle professionnel entre elles et nous !
 
Dans la police, on dit d'un jeune flic qui ne connaît pas encore son métier, qu'il a besoin d'une nounou. Le terme peut paraître péjoratif mais il est gratifiant pour l'ancien qui va le prendre sous son aile et lui apprendre les ficelles du métier. Il s'agit de dispenser son savoir, de livrer ses petites astuces, les choses qu'on n'apprend pas à l'école de police et qui ne se trouvent pas dans les manuels. L'ancien guide le jeune en patrouille, dans la rue, il l'aide à faire ses premiers pas dans la police, sans se prendre les pieds dans le « tapis vert »...* Ce premier contact avec les réalités du métier est décisif, primordial pour la suite. On dit souvent que de ces premiers instants, découle toute la carrière.

 

Policiers et assistantes maternelles, même combat ?!



Aux policiers, ont confie notre sécurité, celle de notre famille, de notre pays... La nounou, c'est celle à qui on va confier ce qu'on a de plus cher : notre enfant. C'est elle qui va lui donner à manger, qui va le consoler pour le rassurer, qui va le bercer pour l'endormir, être là quand il se réveillera... Elle va jouer le rôle d'une mère de substitution pendant la journée, un temps suffisamment long pour que des liens indéfectibles naissent, se tissent et que des sentiments très particuliers les unissent...

La nounou est celle qui guide notre enfant lors de ses premiers pas dans la vie. Elle contribue à l'éduquer, à le sociabiliser, elle aiguise sa curiosité et lui ouvre l'esprit à un monde différend de celui de ses parents. Pour la première fois, bébé découvre qu'il n'y a pas que papa et maman pour s'occuper de lui. 

 

Qualités requises...



Pour être un bon flic, il faut beaucoup de patience et de persévérance... comme pour être une bonne nounou ! Il faut aussi des nerfs d'acier pour supporter les insultes et la violence d'un côté, les pleures des bébés et les complaintes des parents de l'autre...Enfin il faut une certaine grandeur d'âme aussi pour accepter de donner autant de soi sans en attendre forcément de remerciement. Ce qui nous rapproche finalement, c'est que nous n'attendons rien de personne. Nous nous satisfaisons de ce que notre vie professionnelle nous apporte : un criminel interpellé, une belle enquête résolue, une intervention difficile rondement menée nourrissent les policiers. Un sourire radieux, un câlin complice ou un regard malicieux, suffisent à combler une nourrice.

Si le passage à la nounou peut sembler déstabilisant pour certains, il peut aussi devenir très enrichissant. Pour les jeunes parents d'abord, a condition de bien s'entendre, de pas hésiter à communiquer, à échanger, à partager ses angoisses et ses peurs, ses motifs de réjouissance et de satisfaction aussi ! Pour l'enfant ensuite, par des activités nouvelles, pratiquées seul ou à plusieurs, un mode de vie différent, des rencontres avec d'autres enfants, d'autres nourrices, d'autres parents... autant de découvertes fascinantes qui vont contribuer à forger sa personnalité. Pour la nounou enfin, car elle gardera toujours une place à part dans le coeur de nos enfants, à condition qu'elle sache les conquérir, leur donner la présence et l'amour des "parents travaillant"... Elle aura alors le plaisir d'entendre son nom crier avec joie et de voir un ancien petit pensionnaire courir vers elle en tendant les bras, ivre de bonheur à l'idée d'un bisous de nounou... récompense d'une valeur inestimable ! ! !


* Allusion à la police des polices : quand un flic est convoqué pour une enquête, on dit qu' il va passer au tapis vert...

lundi 1 avril 2013

Question d'égalité...

Dans la police, l'égalité des sexes n'a jamais été une priorité ! Les premières femmes furent cantonnée à des tâches de secrétariat avant la guerre ou à la brigade chargée de la protection des mineurs des années 40 aux années 60, avant d'accéder aux concours des services actifs dans les années 70 et 80. Jusqu'à représenter plus de 50% des effectifs de l'école des commissaires de police dans les années 2000 ! Elles ont maintenant intégrées toutes les brigades, même les plus fermées comme les BAC ou les CRS. Aujourd'hui, elles ont toute leur place dans les rangs de la police, à tous les niveaux hiérarchiques, et les grilles de salaire leur assure un niveau de rémunération égal à celui des hommes (à égalité d'ancienneté).

Mais il n'en est pas de même durant les études et dans toutes les professions, c'est la raison pour laquelle le gouvernement à décidé de lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes. L'année 2013 est même décrétée année de mobilisation pour l'égalité entre les filles et les garçons à l'école, de la maternelle au lycée ! L'ambition est de transmettre la culture de l'égalité entre les sexes, dès le plus jeune âge, en sensibilisant les enfants très tôt, pour développer plus tard une autre vision de la vie de famille, des travaux domestiques, des métiers ou encore, de la vie politique.

Le programme se construit autour de trois axes :
  • La transmission d'une culture de l'égalité entre les sexes,
  • L'engagement de la mixité dans toutes les filières de formation,
  • La promotion du respect mutuel entre les sexes.

Pour les plus petits, de la grande section de maternelle au CM2, le programme « ABCD de l'égalité » vise à déconstruire les stéréotypes de genres qui assignent les enfants à des rôles en fonction de leur sexe. On encourage donc les filles à manier le marteau dans des ateliers de bricolage et les garçons à des ateliers d'expression de leurs émotions...


Tout cela est bien joli mais je me demande si c'est bien le moment d'en faire une priorité... Et puis ma fille n'a pas attendu la mobilisation gouvernementale pour demander des outils pour pouvoir faire « comme papa » : elle a une petite mallette et elle est toujours prête à me donner un coup de main quand je bricole. Elle joue à la petite voiture avec ses cousins et au foot dans le jardin avec ses copines. Si je suis plutôt d'accord pour dire que l'apprentissage de l'égalité entre les sexes doit commencer tôt, je ne crois pas que ce sera un problème pour cette nouvelle génération. Il est normal pour eux de voir des femmes dans la police ou chez les sapeurs-pompiers, ce qui était une exception de notre temps et carrément impossible à envisager du temps de nos parents. Le plus dur sera peut-être de nous convaincre nous, les parents, que les garçons peuvent exercer n'importe quel métier jusqu'alors très féminisé (esthéticienne ou sage-femme) et que les filles peuvent accéder à des métiers d'homme (chaudronnier ou mécanicien) sans se sentir un peu à part. L'idée qu'on se fait de l'avenir de nos enfants passe parfois par des stéréotypes qui sont difficiles à dépasser. 
On sait que les enfants observent et reproduisent. Peut-être que si les papas prenaient davantage le temps de s'occuper des enfants dans toutes les sphères de la vie quotidienne, de participer aux tâches ménagères et que les mamans se mettaient plus souvent à bricoler (ce qu'elles font de plus en plus à en croire les magasins spécialisés...) cela aurait plus d'effet que des « leçons de moral » académiques dispensées par des profs plus ou moins convaincu... En ce qui nous concerne, je ne me fais pas trop de soucis : le fait de voir leur papa à la maison s'occuper du bébé, faire à manger et faire le ménage pendant que maman va travailler, devrait les mettre dans de bonnes dispositions pour intégrer l'égalité entre les sexes et lutter contre les stéréotypes...



lundi 25 mars 2013

Combien coûte un enfant ?

Il y a quelques jours, je suis retombé sur un article du Parisien qui titrait : Combien coûte un enfant ?
Je me suis dis :
- Chouette ! Je vais regarder combien valent mes gosses à l'argus et selon la côte officielle, je pourrais faire une plus-value si j'arrive à les revendre un bon prix ! Parce que, c'est vrai qu'un enfant c'est un investissement : on le nourrit, on l'élève pour qu'un jour, enfin, il nous rapporte !
- Rapporte quoi ?... des ennuis ! … Ah oui, c'est vrai, ils rapportent plus souvent des ennuis que de l'argent ! A moins de les mettre à tendre la main à l'entrée d'un magasin avec un petit chien ou à la sortie d'une église le dimanche matin mais souvent la place est prise par les petits Roumains...
Trêve de plaisanteries, il s'agissait juste d'un dossier de plusieurs pages dans lequel était calculé (de manière très approximative...) ce que pouvait coûter un enfant en moyenne, selon le lieu de résidence de ses parents, le mode de garde choisi, etc. Mais j'ai trouvé ça bizzare : Ce qui pouvait paraître choquant il y a quelques années fait maintenant l'objet d'un dossier dans un journal, sans complexe ! J'ai même lu sur le net des témoignages de couples qui se posaient la question de savoir s'ils allaient ou non, faire un enfant « parce que ça coûte cher »... Je précise qu'ils n'avaient pas l'air particulièrement dans le besoin. Non, un couple de jeunes trentenaires, travaillant tous les deux, ayant des « besoins » (resto, ciné, livres, sorties entre amis, loisirs divers et variés...). Alors, je veux bien qu'il faille préparer la venue d'un enfant, qu'on ne fasse pas "çà" à la légère, mais de là à chiffrer au centime près le coût, ça me paraît plus qu'hazardeux...

Il est vrai que quand on décide de faire un enfant, on se demande si on aura les moyens de l'élever correctement, si on aura la place suffisante à la maison, si on ne doit pas changer de voiture, aménager la chambre, etc. Mais je ne me suis jamais demandé combien cela coûterait précisément. On ne choisi pas de faire un enfant comme on choisit une voiture ou une maison en cherchant le meilleur rapport qualité/prix...  Peut-être est-ce l'effet de la crise mais il me semble que si on doit s'arrêter à cette histoire de coût, le niveau de natalité va chuter !

Alors j'ai fait mes petites recherches. Selon l'INSEE (institut un brin plus sérieux que Le Parisien-Aujourd'hui en France), il est très difficile d'établir le coût d'un enfant car il varie selon les familles qui n'ont évidemment pas les mêmes revenus, pas les mêmes besoins, donc, pas les mêmes dépenses qui se font en fonction du mode de vie, de consommation, du lieu de résidence, etc...
Cependant, une moyenne a pu être établi et il semblerait qu'un enfant coûte à ses parents la somme de 36 861 €uros par an pour le premier ! Cela m'a parut énorme mais ils prennent en compte l'achat du matériel de puériculture (poussette, lit de bébé, baignoire, parc, etc). Ce sont les enfants de moins de 4 ans qui coûtent le plus cher : outre les équipements bien spécifiques pour les tous petits, il y a aussi le budget couches et petits pots qui reviennent très cher. C'est entre 4 et 11 ans que les enfants coûtent le moins car ils n'ont plus de besoins spécifiques et n'ont pas encore d'exigences matériels ou vestimentaires. Ensuite, cela se gâte avec l'adolescence...

Pour résumer et éviter d'annoncer des chiffres sans objet, selon l'INSEE, un enfant de moins de 14 ans coûte environ 20% du revenu des parents et après l'adolescence, environ 33% du revenu. Mais le budget se réduit avec le nombre d'enfant puisque les équipements acquis n'ont plus à l'être (si on les a gardé), les vêtements peuvent être réutilisés et le mode de vie familial adapté. De 36 861 € pour le premier enfant, on dépenserait « seulement » 3 084 € par an pour le 2e et 1 689 € pour le 3e... et le quatrième... il est gratuit ???

Bon, d'accord, on sait qu'un enfant ça coûte de l'argent mais ça enrichi la vie. C'est vrai qu'avant on allait au restaurant, au cinéma, on s'achetait de beaux vêtements, des montres, des bijoux, on se faisait des petits voyages, des week-end en amoureux, etc. Mais on s'adapte : Après, on va chez Mc Do et Flunch, on regarde des DVD de dessins animés, on fait des voyages en train dans la famille et des week-end pyjama sous la couette, bref, on dépense moins pour soi mais on dépense différemment. On a pas l'impression de se priver parce que les moments partagés avec ses enfants sont riches de joies et d'enseignements. Et puis au lieu d'aller au resto une fois par semaine, on y va une fois par mois mais on a confié les enfants à une baby-sitter et alors, les quelques heures volées au quotidien de notre vie de « papa-maman » sont de petites pépites que l'on savoure d'autant plus qu'à son retour on est content d'aller voir ses enfants dormir comme des anges. 
Un enfant, c'est vrai, ça coûte de l'argent... mais ça n'a pas de prix !


mardi 19 mars 2013

L'Amour à table ! ! !

Puisque le dernier petit billet n'était pas très drôle et que ma fille nous fait un petit festival de « bons mots » en ce moment, j'ai décidé de vous en faire profiter en publiant un petit billet intermédiaire...


Dimanche dernier, nous sommes allés à la messe tous les deux. On n'y va pas souvent mais j'aime bien me recueillir par moment et puis ma fille étant dans un établissement privé, je me dois de l'y emmener de temps en temps.

L'office se termine tard, nous rentrons à midi passé et ma femme est en train de donner à manger à P'tit Homme. Aussitôt, notre fille s'inquiète de ce que nous allons manger. Il faut dire que depuis quelques temps, elle conteste systématiquement ce qu'on lui propose avant même d'avoir avalé une bouchée, alors qu'elle aimait bien jusqu'alors.

Illustration :


Qu'est-ce qu'on mange ce midi ?

Du steack avec des petits pois...

J'aime pas les petits pois !


Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?

Du saumon cuit avec du riz...

J'aime pas le riz !



Malgré tout, nous tenons bon et lui imposons de goûter à chaque plat, histoire que la « gastronomie » ne se résume pas pour elle à « saucisse - purée » ou « frites – ketchup » !

Et parfois, elle fait de belles découvertes...



Dimanche midi donc, ma fille demande à ma femme (qui ne fait jamais la cuisine... c'est moi le Chef à la maison...) :

Qu'est-ce qu'on mange ?

Ma femme, qui n'a rien préparé, mais qui se doute qu'elle attend la première occasion pour rouspéter, lui répond en lui faisant entendre ce qu'elle préfère :

Du jambon...

Ma fille semble coincée car elle adore çà... Et avant qu'elle n'ait eu le temps de dire quelques chose, j'ajoute, un brin moqueur :

...Préparé par maman avec Amour !

Ma fille répond aussitôt avec conviction :

J'aime pas avec amour ! ! !


dimanche 17 mars 2013

Le défi de l'Amour au 21e siècle...

En entrant dans la police il y a 20 ans, je ne pensais pas être confronté un jour à l'homosexualité des personnels* ! Dans ce métier qui véhicule des stéréotypes macho de force et de virilité, il me semblait impossible qu'un homme assume une telle différence. Et je ne m'étais pas trompé de beaucoup : très peu d'homme osent l'avouer, même si certain ont du mal à s'en cacher ! Par contre, j'ai connu (et je connais encore) des personnels féminins qui assument (voire, revendiquent !) leur choix d'un mode de vie et d'une sexualité différente... A l'époque, on ne parlait pas encore de mariage pour tous et j'avoue que je n'avais pas vraiment d'avis sur la question... Jusqu'à ce que je me retrouve à partager mon bureau avec une collègue lesbienne il y a dix ans environ. Elle vivait avec une femme depuis quelques années, elle assumait son homosexualité sereinement, en toute discrétion mais sans que ce soit tabou. Elles envisageaient d'avoir des enfants en ayant recours à l'insémination artificielle et se posait le problème de l'autorité parentale, au cas ou l'une d'elle décéderait... Elles ont eu chacune un enfant et elles les ont élevées ensemble. Durant toutes ces années, j'ai compris combien elles devaient affronter de problèmes au quotidien : avec leur famille, avec certains collègues, avec leurs voisins,etc. Plus tard, avec les parents d'élèves et les copains des enfants... J'ai fini par avoir du respect, de l'empathie, de l'admiration même, pour ces personnes qui font un choix radical et malgré tout difficile à assumer de nos jours.
A cette occasion, je m'étais demandé comment je réagirais si l'un de mes enfants m'avouait son homosexualité... et j'étais partagé !



Hier, en rentrant de l'école, ma fille m'a dit qu'elle avait un chéri : B. lui a offert une fleur en demandant si elle voulait bien être son amoureuse mais elle a refusé car elle aime A. ! Heureusement, il l'aime aussi... OUF, me voilà rassuré. Jusqu'à ce qu'elle me dise que finalement B. s'était rabattu sur sa copine C. qu'il aimait... mais qu'elle aimait aussi !
- Oui mais ce n'est pas pareil : ta copine, ce n'est pas ta chérie. Les filles ne peuvent pas être amoureuse entre-elles... 
- Pourquoi ??? me répond ma fille !
Oups !... Et oui, pourquoi ? Ou plutôt, pourquoi pas ?
A l'heure du mariage pour tous, comment lui expliquer que les garçons ne peuvent tomber amoureux que des filles et inversement ? Surtout, ais-je le droit de le faire ?

Là où nos parents nous disaient que l'amour est un sentiment très fort entre un homme et une femme, que le mariage scelle cette union de deux êtres de sexe opposé, pouvons-nous continuer à tenir ce discours quand on sait que la moitié des mariages hétérosexuels se finissent par un divorce ? Et si le mariage homosexuel est reconnu par la loi, et donc l'amour d'une personne du même sexe est reconnu par la société, comment lui expliquer que ce couple d'hommes qu'on voit se promener en se tenant par la main, que ce couple de femmes qu'on voit s'embrasser avec sensualité, n'est pas « normal » ?

En même temps, il m'est difficile de dire à ma fille qu'elle peut tomber amoureuse indifféremment d'un garçon ou d'une fille, que seul le bonheur compte, que son épanouissement personnel (et plus tard, sexuel) passe avant tout... Le stéréotype du couple hétérosexuel est encore très présent dans l'inconscient collectif et même si je revendique mon ouverture d'esprit, mon éducation chrétienne catholique a encore du mal à s'y faire (même si je ne suis pas très pratiquant). C'est le défi de l'Amour au 21e siècle ! A moins que le tout nouveau pape François donne sa bénédiction aux unions homosexuelles... mais ce n'est pas pour demain !

Finalement, je n'ai rien répondu ! Je n'ai pas trouvé les mots... Et puis elle n'a pas encore 5 ans ! J'ai encore le temps... Mais le jour où se présentera le problème (s'il se présente un jour et si tant est que ce soit un problème...) je crois que je lui dirai d'écouter son coeur. Et quel que soit son choix, je la soutiendrais tant que je pourrais.



* a noter que depuis plusieurs années, il existe une association gay et lesbien reconnue au sein de la police : FLAG

dimanche 10 mars 2013

Petites leçons de philosophie à ma fille

Dans la police, il existe un proverbe que les anciens aiment à répéter quand ils reçoivent un ordre qui ne leur convient pas et que certains commencent à argumenter pour tenter de passer outre :

<< Réfléchir, c'est commencer à désobéir... >>

Alors ils obéissent, ça leur évite d'avoir à réfléchir ! Heureusement, depuis quelques années, les policiers réfléchissent  un peu plus avant d'agir. Et sans vouloir jouer au philosophe, je me dis que le proverbe semble se vérifier parce que, quand on pense à ce qu'on nous impose (objectifs chiffrés, application de lois désuètes, remise en liberté de multi-récidivistes...), si on y réfléchissait, on finirait par tout plaquer ! Mais ceci est une autre histoire...


Un livre de réflexion

Il y a quelques temps, j'ai acheté à ma fille le livre "Les p'tits philosophes" dans lequel des personnages de BD reviennent sur les sujets qui intéressent les enfants, avec le vocabulaire adapté  : 
  • Qu'est ce que c'est que la colère ?
  •  Pourquoi on doit faire des efforts,
  • C'est quoi un ami ?
  • Pourquoi on va à l'école,
  •  etc.
Après le thème posé, une petite histoire en image illustre diverses réflexions puis une question est posée, qui amène à la réflexion, à partager avec l'enfant. Le concept est très intéressant et même s'il est indiqué dès l'âge de 3 ans par l'éditeur, cela me semble un peu tôt, en tous les cas pour ma fille, malgré ses 4 ans 1/2. Sauf que, des fois, elle me surprend !

Cette semaine, à la fin d'un repas, ma fille me demande ce qu'il y a en dessert. Après lui avoir énuméré les différentes possibilités qui s'offrent à elle, elle me répond :
"Je vais réfléchir... "
Quelques minutes plus tard, alors que j'ai commencé à débarrasser la table en attendant son choix, je la trouve en train de regarder en l'air, pensive. Impatient, je lui demande ce qu'elle fait :
" Rien... je réfléchis ! "
Un brin taquin, je lui rétorque :

" Tu fais rien ou tu réfléchis ? "
 Elle me répond d'un air assurée :
" Mais quand on réfléchit, on fait rien papa ! ! ! "
Surpris mais amusé, je l'interroge :
" Qui t'as dit çà ? "
Elle me répond comme si c'était évident :
"Mais c'est toi papa !"
J'ai très envie de rire et je m'apprête à nier avec vigueur mais, tout à coup, cela me fait penser à ce que je lui dis parfois quand elle a fait une bêtise ou qu'elle a désobéit :

<< Tu vas au coin, tu réfléchis et tu ne fais rien ! >>

La précision que j'apporte en lui disant de ne rien faire est utile afin qu'elle ne profites pas de la punition pour commencer à jouer avec ce qui est à sa porté, mais bien pour qu'elle réfléchisse à ce qu'elle vient de faire. Mais vu la façon dont elle interprète les choses, je me dis qu'il faut vraiment faire attention à ce que je lui dis. Surtout, je vais devoir réviser les leçons de philosophie parce que si elle dit ça à sa maitresse "mon papa m'a dit que quand on réfléchit on ne fait rien", je suis pas sûr qu'elle la comprenne bien...! ! !
 

lundi 4 mars 2013

Les bébés "made in France"

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui j'ai envie de parler d'un livre consacré à nos chères têtes blondes. Pamela Druckerman, une américaine exilée à Paris depuis plusieurs années, vient de publier un livre très intéressant aux éditions Flammarion « Bébé made in France : quels sont les secrets de notre éducation ? ». Mère de trois enfants qu'elle élève en France, elle se livre à une analyse comparée de nos méthodes éducatives avec celles ayant cours aux Etats-Unis. Et, surprise, elle se dit admirative de l'éducation à la française ! Et c'est surprenant de se découvrir au travers des écrits d'une étrangère...



Elle détaille d'abord nos grands principes éducatifs tel que les règles d'alimentation, avec des repas équilibrés et en famille puis l'exercice de l'autorité parentale et notamment la politesse et le fait d'apprendre à nos enfants à patienter alors que les américains donnent la priorité aux enfants en toutes circonstances. Ensuite, le fait que les parents français ne sont pas dans la valorisation permanente de leurs enfants alors que les américains sur-valorisent leurs progénitures, encouragent leurs moindres faits et gestes à n'importe qu'elle occasion. Enfin, le fait que les femmes françaises ne sacrifient pas leur vie d'adulte et de femme lorsqu'elle deviennent mère là où les mères américaines vouent leur vie entière à leurs enfants.

Elle n'hésite pas à dénoncer l'hyper-éducation des parents américains qui, finalement, ne serait pas la meilleure forme d'éducation et elle valorise les parents français qui savent faire la part des choses en assumant une parentalité stricte mais plus sereine. On fini par se dire que ce qui nous paraît normal (la politesse, les repas en famille, etc) ne sont qu'un trait de notre culture et que, si parfois nous avons un peu honte de ne pas tout sacrifier à nos enfants, ceux qui le font nous envient de savoir prendre du recul. Car enfin, on élève pas des enfants pour les garder dans nos jupes (ou dans nos pantalons !) toute notre vie, mais bien pour qu'ils prennent leur envol un jour en s'insérant au mieux dans la société, avec toutes les règles que cela comporte et qu'il faut bien leur inculquer...



Évidemment, toutes ces considérations sont personnelles et ne valent pas pour toutes les femmes, pour toutes les familles. Mais cela révèle une facette toute à fait inconnu de nous autres français, le fait que notre système d'éducation sur lequel nous nous interrogeons souvent est finalement considéré comme un fleuron de la culture française au même titre que la mode ou la gastronomie !


Un seul reproche à lui faire : elle ne parle pas des papas poule !
Mais ce n'est pas si grave... Alors je n'ai qu'une chose à dire : VIVE LA FRANCE et VIVE LES PAPAS POULE !